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(Dernière mise à jour, le 23 octobre 2026 à 10h.30)
Le 13e Panorama du cinéma algériens organisé par l’Association France-El Djazaïr qui s’est tenu les 15, 16, 17 et 18 octobre à Nîmes et sur 1 journée à La Grand’Combe a connu des moments forts et de riches débats en dépit d’un nombre de spectateurs.trices inférieur aux 575 de 2025 et loin des quelques 1200 avant le covid.
Après les allocutions d’ouverture du Président Oucine Benchouyeb, de M. Nicolas Cadène représentant M. le Maire de Nîmes, de M. Christian Bastid représentant Mme la Présidente du Conseil départemental du Gard, en présence de M. Abdelrezak Lalem, Consul d’Algérie-adjoint de Montpellier et de M. Abdallah Zekri, Président de l'Observatoire national de lutte contre l'islamophobie et vice-président du Conseil français du culte musulman (CFCM), 13 films d’une grande diversité - documentaires, fictions, récits autobiographiques – étaient au programme concocté par M. Jean Asselemyer, Directeur artistique, malheureusement absent pour des raisons de santé. . Nous avons également noté dans l’assistance la présence de Maître Khadija Aoudia ; Jacques Chabalier, secrétaire de la section PCF de Nîmes ; Frédéric Deschamps, conseiller municipal de Nîmes
La commémoration du massacre du 17 octobre 1961 fut un des moments forts de ce 13e Panorama, avec un discours du Vice-président Abdelaziz Zitouni..
Parmi les projections les plus suivies citons Combien je vous aime d’Azzedne Meddour ; à partir d’archives démystifiant la propagande colonialiste ; Fanon, hier, aujourd’hui, en présence du réalisateur Hassane Mezine ; Fouroulou d’Ali Berkenou sur l’enfance de Mouloud Ferraoun ; La montagne a tremblé de notre ami Larbi Benchiha ; 118 Tememly qui a réuni le plus grand nombre de spectateurs/.trices en présence du réalisateur Bilal Beghoura et de sa mère Me Rachida Ziouche, qui fut un temps journaliste à La Marseillaise à Nîmes. Un hommage tout particulier fut rendu à René Vautier avec l’émouvant court métrage Les ajoncs et à Mohamed Zinet avec la version originale de Tahia Ya Didou et Zinet, Alger, le Bonheur de Mohamed Latreche.
Il est dommage que cette belle programmation – pour laquelle l’entrée était gratuite - ait rassemblé moins de monde qu’en 2025. La faute à la situation politique nationale et aux campagnes haineuses contre l’Algérie ? Une publicité insuffisante en dépit d’un très beau programme imprimé ? Une campagne locale de dénigrement comme à La Grand’Combe ? D’autres raisons ? Qu’il appartiendra à l’association organisatrice France-El Djazaïr d’analyser.
En attendant, un grand merci aux bénévoles qui se sont engagés pour cette manifestation, à celles et ceux qui nous ont régalé de délicieuses pâtisseries et au Conseil départemental pour sa subvention de 2000 euros.
Bernard DESCHAMPS
19 octobre 2026
