FAIT HISTORIQUE DANS L’ALGERIE INDEPENDANTE : UNE FEMME A LA TETE DE L’ASSEMBLEE POPULAIRE NATIONALE
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(Photo APS)
EL MOUDJAHID
Ph.:Nesrine.T
Élue sur la liste du Front de libération nationale (FLN), docteure Khalida Boufedech a obtenu 302 voix, alors que le candidat du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Amine Allouche, a obtenu 57 voix et celui du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Rachid Hassani, 7 voix.
L’Algérie vient de franchir un nouveau cap dans son histoire politique. Khalida Boufedech a été élue, hier, présidente de l’Assemblée populaire nationale (APN), pour les cinq ans à venir, au titre de la 10e législature. Elle a été élue à la majorité des membres de la première chambre du Parlement, devenant ainsi la première femme à accéder à cette haute fonction depuis la création de l’institution en 1977. Elue sur la liste du Front de libération nationale (FLN), Docteure Khalida Boufedech a obtenu 302 voix, alors que le candidat du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Amine Allouche, a obtenu 57 voix et celui du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Rachid Hassani, 7 voix.
L’élection de Khalida Boufedech au rang de troisième personnage de l’État, une position qui lui confère une responsabilité institutionnelle majeure, est d’une forte portée symbolique. Après neuf législatures, l’Assemblée populaire nationale accueille donc, pour la première fois, une femme à sa présidence, marquant ainsi une évolution importante dans la représentation des femmes au sein des plus hautes institutions politiques du pays. Au-delà de sa dimension historique, cette élection constitue un signal fort en faveur d’une participation accrue des femmes à la vie publique.
Elle s’inscrit également dans la volonté affichée des pouvoirs publics de renforcer la présence des femmes et des jeunes dans les postes de responsabilité et dans les espaces de décision. Il convient de rappeler ici que, lors de ses nombreuses sorties médiatiques, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a exprimé son soutien plein et entier à la promotion des jeunes et des femmes aux plus hauts niveaux de responsabilité. Une orientation qui s’inscrit dans une démarche visant à favoriser le renouvellement de la classe politique et à permettre l’émergence de nouvelles compétences au sein des institutions nationales.
L’arrivée de Khalida Boufedech à la tête de l’APN illustre ainsi la place grandissante accordée aux femmes dans les structures de l’État. Elle intervient dans un contexte où la question du rajeunissement de la scène politique et de l’implication des nouvelles générations dans la gouvernance demeure au cœur des débats. La candidature de Khalida Boufedech a bénéficié du soutien de son parti, le Front de libération nationale (FLN), mais également du Rassemblement national démocratique (RND) et du Front El-Moustakbal. Ces formations, qui disposent d’une majorité absolue au sein de la chambre basse du Parlement, ont contribué à consolider ses chances d’accession à la présidence de l’APN.
D’autres formations politiques ont également appuyé sa candidature, notamment El-Bina, les indépendants, l’Algérie nouvelle, TAJ, El-Karama et Sawt echaâb. Ce soutien a été annoncé lors d’une conférence de presse animée en marge des travaux de la séance plénière. L’élection de Khalida Boufedech à la présidence de l’Assemblée populaire nationale ne représente donc pas seulement une alternance à la tête d’une institution parlementaire. Elle constitue un moment inédit dans l’histoire politique nationale et un symbole de l’évolution de la place des femmes dans les responsabilités nationales, tout en ouvrant une nouvelle perspective sur le rôle des jeunes et des femmes dans l’avenir politique du pays.
R. B.
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Lors de son allocution après son élection, Khalida Boufedech souligne : «Une lourde responsabilité constitutionnelle»
C’est parti ! La dixième législature de l’Assemblée populaire nationale (APN) a été officiellement installée, hier matin, à l’occasion d’une séance plénière inaugurale présidée par le doyen des députés élus, M. Bellahssen Abdelkader, assisté des deux plus jeunes parlementaires, MM. Foughali Abdeljalil et Belghith Ibn Abdallah Nadir.
La séance s’est ouverte par la récitation de la Fatiha, suivie de l’exécution de l’hymne national. Il a ensuite été procédé à l’appel nominal des 407 députés, à la lumière de la proclamation, par la Cour constitutionnelle, des résultats définitifs des élections législatives. Les travaux se sont poursuivis par l’élection de la commission chargée de la validation de la qualité de membre de l’APN, avant l’examen et l’adoption, dans l’après-midi, du rapport présenté par cette instance. Le temps fort de cette séance inaugurale a incontestablement été l’élection de la présidente de l’Assemblée populaire nationale.
Plébiscitée par une très large majorité des députés, Mme Khalida Boufedech accède à la présidence de la Chambre basse du Parlement, ouvrant ainsi un nouveau chapitre de la vie parlementaire nationale. Accueillie par de vifs applaudissements, la nouvelle présidente s’est ensuite avancée à la tribune pour prononcer sa première allocution devant les représentants de la Nation, marquant officiellement l’entrée en fonction de la dixième législature. Dans son discours, Mme Boufedech a exprimé sa profonde gratitude aux députés pour la confiance placée en sa personne, soulignant que cette marque de confiance constitue à la fois « une mission nationale » et « une lourde responsabilité constitutionnelle ». Elle a affirmé que cette responsabilité engage l’ensemble des élus à œuvrer dans un esprit de concertation, en s’appuyant sur les valeurs du dialogue, du respect mutuel et de la responsabilité collective, tout en plaçant, en toutes circonstances, l’intérêt suprême de la Nation au-dessus de toute autre considération.
La présidente de l’APN a, en outre, insisté sur l’impératif de renforcer la qualité du travail parlementaire, d’améliorer la production législative, de consolider le dialogue entre les différentes sensibilités politiques et de moderniser le système législatif afin d’accompagner efficacement les réformes engagées dans le pays. Elle a également plaidé en faveur d’une coopération étroite entre l’Assemblée populaire nationale, le Conseil de la nation et le Gouvernement, dans le strict respect des prérogatives constitutionnelles de chaque institution, au service de l’intérêt supérieur de l’Algérie.
Au cours de son intervention, Mme Boufedech a rendu un hommage appuyé au président de la République, aux éléments de l’Armée nationale populaire, aux différents corps de sécurité, aux moudjahidine ainsi qu’aux valeureux chouhada de la Révolution. Elle a également salué les gros efforts consentis par les institutions de l’État, la Protection civile et les nombreux citoyens volontaires mobilisés pour faire face aux incendies ayant affecté plusieurs wilayas du pays. À cette occasion, elle a présenté ses sincères condoléances aux familles des victimes et formulé des vœux de prompt rétablissement aux blessés.
S. G.
