/image%2F1405552%2F20260603%2Fob_f7ab84_anie-1.jpeg)
Conformément à la nouvelle loi électorale promulguée le 10 mars 2021, le droit de vote intervient pour les femmes comme pour les hommes, dès l’âge de 18 ans (art.50) et tous les scrutins sont à la proportionnelle. (art.5, 171). Conformément à la Constitution de 2020, une Autorité nationale indépendante (art.7) qui dépend étroitement du président de la République (art.21, 27) est chargée d’organiser les divers scrutins.
Dans l’Assemblée nationale populaire issue des élections législatives de 2017, la répartition des député.es était la suivante : Front de libération nationale (FLN), 161 ; Rassemblement nationale démocratique (RND), 100 ; Front des forces socialistes (FFS, opposition socialiste), 14 ; Parti des travailleurs (PT, opposition trotskiste), 11 ; Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, opposition kabyle laïque), 8 ; Alliance nationale républicaine (ANR, opposition démocrate), 3. Les partis de l’opposition islamiste, 80 dont 34 pour le Mouvement de la société pour la paix (MSP). Les Communistes algériens avaient fait le choix politique de ne pas présenter de candidat.es.
A la suite du grand mouvement populaire le hirak, les partis de l’Alliance démocratique (FFS, RCD, PT, MDS, PLD, UCP) avaient boycotté les élections. Ils n’ont donc plus de député.es dans le l’Assemblée actuelle qui comprend : partis gouvernementaux, 156 député.es dont FLN, 98 et RND, 58. Opposition 167 député.es dont MSP (islamiste), 65 député.es, FM (Front Moustakbal), 48 ; Mouvement El Bina (MEB), 39.
Selon les informations données par l’ANIE, les partis politiques qui avaient boycotté en 2020, ont décidé de présenter des candidats pour le scrutin du 2 juillet 2026, les Communistes algérien.nes ne présentant pas de candidat.es
23, 872 millions d’électrices/teurs sont inscrit.es dont 854 285 hors d’Algérie/ 1235 listes ont été validées comprenant 10 168 candidat.es. 269 listes ont été rejetées.
Bernard DESCHAMPS
3 juin 2026
____________________
.
APANews
20 mai 2026
RECUL MARQUE DES CANDIDATURES
« …Selon le bilan communiqué par l’Anie à la clôture des dépôts lundi à minuit, 786 dossiers de candidature collective ont été déposés dans les 69 circonscriptions de l’intérieur du pays.
Parmi eux figurent 647 listes présentées par 32 partis politiques, une seule coalition et 138 listes indépendantes, pour un total de 10´144 candidats potentiels. Les circonscriptions de la diaspora enregistrent de leur côté 66 dossiers seulement, représentant 528 candidats.
Ce volume reste très inférieur aux chiffres des législatives du 12 juin 2021, lorsque 1´483 listes avaient finalement été validées, dont 837 listes indépendantes.[…]
Le décalage entre les retraits de formulaires et les candidatures effectivement déposées illustre également les difficultés rencontrées par une grande partie des prétendants. L’Anie indique que 1´484 dossiers avaient été retirés avant le dépôt final, dont 275 pour des indépendants.
Pourtant, moins de la moitié ont abouti à une candidature complète. Les autorités évoquent implicitement les obstacles liés aux conditions administratives et à la collecte des signatures, un mécanisme régulièrement critiqué par plusieurs acteurs politiques qui y voient un filtre limitant l’accès à la compétition électorale.[…]
Cette baisse des candidatures intervient dans un climat politique toujours marqué par une faible mobilisation électorale et par des interrogations persistantes sur la capacité des institutions issues des scrutins récents à restaurer la confiance politique.
Front des Forces Socialistes
Communiqué du FFS – Législatives 2026
29 mai 2026
Le Front des forces socialistes (FFS) exprime sa profonde indignation face à la véritable opération de purge politique qui a ciblé ses candidats aux élections législatives du 2 juillet 2026, dans la quasi-totalité des circonscriptions du pays et de l’étranger.
Après avoir multiplié les obstacles administratifs et les entraves bureaucratiques durant la phase de collecte des parrainages, que les militants du FFS ont menée dignement au prix d’un grand effort exclusivement militant, l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) et les autres autorités chargées de la gestion du scrutin ont engagé une nouvelle étape dans cette entreprise de verrouillage politique : l’élimination arbitraire de candidatures et le rejet abusif de plusieurs listes du FFS.
Ces décisions ont été fondées sur une application discrétionnaire, excessive et politiquement orientée des articles 1 et 200 de la loi électorale, que le FFS a d’ailleurs dénoncé avant et après leur adoption, transformés en instrument de filtrage autoritaire au service d’une logique d’exclusion politique.
Le FFS dénonce des décisions anticonstitutionnelles, infondées et injustifiables, prises sur la base de motifs fallacieux, d’interprétations abusives de la loi et de considérations étrangères à l’esprit même du droit et du pluralisme politique.[…]
Youcef Aouchiche
Premier Secrétaire national
