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EL WATAN
28 février 2026
Agression israélo-américaine contre l’Iran : L’Algérie appelle à la « retenue » et au « sens des responsabilités
« Les négociations conduites dans le cadre de la médiation du Sultanat d’Oman ont suscité et alimenté l’espoir d’une conclusion pacifique des discussions irano-américaines. L’échec de ces négociations qui se manifeste actuellement par une escalade militaire aux conséquences imprévisibles est profondément regrettable », lit-on dans le communiqué.
« Tout en exprimant sa profonde préoccupation face à ce développement, l’Algérie en appelle à la retenue et au sens des responsabilités en vue d’épargner à l’ensemble de la région du Golfe un surcroît d’insécurité et d’instabilité », conclut le communiqué . »
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Le Matin DZ
1er mars 2026
Guerre en Iran : l’Algérie exprime sa solidarité avec les pays arabes « agressés
Le ministère des Affaires étrangères a publié, samedi 1er mars 2026, un communiqué réaffirmant la position de l’Algérie face aux développements sécuritaires dans la région du Golfe. S’il exprime son soutien aux pays arabes, le communiqué ne cite aucunement l’Iran.
Selon le texte officiel, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a reçu au siège du ministère les ambassadeurs des pays arabes concernés par les récentes attaques militaires, intervenues dans un contexte de tensions croissantes dans la région.
Cette démarche s’inscrit, précise le communiqué, dans le cadre des orientations du chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, à la suite des « développements graves et accélérés » que connaît la zone du Golfe.
Au cours de cette rencontre, le chef de la diplomatie algérienne a exprimé « la solidarité totale » de l’Algérie avec les États arabes ayant subi des agressions militaires. Il a réaffirmé le rejet « catégorique » de toute atteinte à la souveraineté nationale de ces pays, à leur intégrité territoriale ainsi qu’à la sécurité de leurs populations.
Le ministre a, par ailleurs, souligné la constance de la position algérienne en faveur du respect du droit international et de la non-ingérence, rappelant l’attachement d’Alger à la préservation de la stabilité régionale.
Dans le même esprit, le communiqué insiste sur la nécessité d’un arrêt immédiat des formes d’escalade et appelle à privilégier le dialogue et la retenue. L’Algérie plaide pour des efforts diplomatiques susceptibles d’éviter une extension du conflit et de contenir ses répercussions sur la sécurité régionale et internationale.
Par cette prise de position, Alger réaffirme son soutien aux pays arabes concernés tout en mettant l’accent sur l’impératif d’une désescalade rapide afin de prévenir une aggravation des tensions dans une région déjà marquée par de fortes fragilités géopolitiques.
Une ambiguïté sémantique qui interroge
Tout en exprimant une solidarité sans faille envers les « pays arabes frères », Alger maintient une ambiguïté sémantique qui soulève de nombreuses interrogations.
Ce troisième communiqué, diffusé sous les instructions directes du chef de l’Etat Abdelmadjid Tebboune, tranche radicalement avec la retenue observée lors des précédentes sorties de la diplomatie algérienne. Là où les premières réactions étaient empreintes d’une prudence feutrée et d’un appel général à la retenue, ce nouveau texte adopte un lexique de la fermeté.
Le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, y exprime désormais la « solidarité totale » de l’Algérie et son « rejet catégorique » de toute atteinte à la souveraineté nationale des pays touchés. Ce glissement sémantique suggère que, pour Alger, le seuil de l’acceptable a été franchi, obligeant la diplomatie algérienne à sortir de sa réserve habituelle.
L’art de l’esquive sémantique
Malgré cette virulence apparente, le communiqué est frappé d’une subtilité stratégique : à aucun moment l’origine des « agressions militaires » n’est nommée. Le texte évoque des « développements dangereux et accélérés » et condamne les violations subies par les frères arabes, mais il évite soigneusement de pointer du doigt un État ou une entité spécifique. Mais rien, aucun mot désignant la République islamique d’Iran.
Cette posture de « condamnation sans désignation » interroge : est-ce une volonté de ne pas fâcher une opinion publique sensible à la solidarité panarabe ? Ou s’agit-il d’éviter une rupture diplomatique directe avec une puissance impliquée, l’Iran, en l’occurrence ? Ou tout simplement une volonté de ne pas irriter les Etats-Unis, puissante attaquante avec Israël.
Samia Naït Iqbal ministère.
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L’Expression DZ
14 mars 2026
ATTAF EXPRIME LA VOIX DE L’ALGERIE
Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a pris part hier aux travaux en visioconférence de la session extraordinaire du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau ministériel, consacrée à l’examen de la situation au Moyen-Orient et dans la région du Golfe arabe. Cette réunion, organisée dans un contexte régional particulièrement tendu, a réuni les chefs de la diplomatie des pays membres afin d’évaluer les développements récents et leurs répercussions sur la sécurité et la stabilité de la région. La participation de l’Algérie à cette rencontre intervient, alors que l’escalade militaire qui secoue le Moyen-Orient suscite de fortes inquiétudes au sein des capitales arabes. Les discussions ont notamment porté sur les conséquences de ces tensions sur la souveraineté et la sécurité de plusieurs États arabes, ainsi que sur les risques que cette situation fait peser, à la fois sur l’équilibre régional et sur la sécurité internationale. La réunion s’est tenue au siège de la Ligue arabe au Caire et a été convoquée à la demande de plusieurs pays membres, alors que la région connaît une phase de tensions accrues. Lors de cette rencontre, le secrétaire général de la Ligue des États arabes, Ahmed Aboul Gheit, a exprimé de vives préoccupations quant aux développements en cours. Dans une intervention adressée aux ministres arabes des Affaires étrangères, il a qualifié «d’irresponsables» les attaques iraniennes contre plusieurs États de l’organisation, exhortant Téhéran à réviser une « gigantesque erreur stratégique ».
Au neuvième jour de la guerre au Moyen- Orient, il a déploré que les efforts de paix des pays du Golfe soient récompensés par des «missiles et drones traîtres». Les Etats arabes ne «sont pas parties prenantes de la guerre», n’ont pas souhaité son déclenchement et ont clairement indiqué qu’ils ne permettraient pas que leur territoire ou leur espace aérien soient utilisés pour des opérations militaires, a-t-il ajouté. Le secrétaire général de la Ligue arabe a également souligné que plusieurs pays arabes, dont Oman — médiateur des dernières négociations nucléaires entre les Etats-Unis et l’Iran — ainsi que le Qatar et l’Egypte, ont déployé des «efforts sérieux, sincères et soutenus pour épargner à l’ensemble de la région, y compris à l’Iran, les ravages de la guerre». Le même jour, le chef de la diplomatie algérienne s’est également entretenu par téléphone avec son homologue de la République d’Azerbaïdjan, Jeyhun Bayramov, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Les entretiens entre les deux ministres ont porté sur «les développements de la situation au Moyen-Orient et dans la région du Golfe arabique», précise le communiqué. Les deux parties ont, à cette occasion, «insisté sur l’importance de l’intensification des efforts visant à faire prévaloir les solutions pacifiques et diplomatiques, en vue de contribuer à la désescalade et à la création de conditions propices à la reprise des négociations». Lors de cet échange téléphonique, le ministre d’État a également exprimé «la solidarité de l’Algérie avec la République d’Azerbaïdjan qui a été impactée par les répercussions de l’escalade militaire que connaît l’ensemble de la région», ajoute la même source. »
