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Emmanuel Macron a prononcé, lundi soir, à l’ONU, un discours qui entérine une prise de position attendue de longue date. D’autres États occidentaux se sont aussi engagés dans ce processus, qui, bien que majeur, restera totalement inopérant tant que des pressions ne seront pas effectives pour faire valoir les droits des Palestiniens.
L’Humanité
Publié le 22 septembre 2025
Benjamin König
« Le temps est venu car le pire peut advenir nous devons ouvrir ici même ce chemin de paix (…) C’est pourquoi, fidèle à l’engagement de mon pays au Proche-Orient, pour la paix des peuples israéliens et palestiniens, je déclare que la France reconnaît aujourd’hui l’État de Palestine. »
Par ce discours historique prononcé lors de l’ouverture de la conférence internationale pour la solution à deux États en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, il a fait de la France, ce 22 septembre, le 154e pays à reconnaître un État qui demeure pour l’heure une entité incomplète, privée de ses droits et d’une grande partie de son territoire.
Cette reconnaissance constitue un acte diplomatique majeur, malgré les limites posées par le texte défendu conjointement avec l’Arabie saoudite. Car la France, malgré une aura diplomatique étiolée et une voix longtemps singulière aujourd’hui atrophiée, reste une puissance occidentale de premier plan, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, où elle détient un droit de veto, et membre du G7. Selon l’Élysée, la déclaration de New York qui devait être adoptée par l’ONU et la conférence pour la solution à deux États constituent un véritable « plan de paix ». « Rien ne justifie plus la poursuite de la guerre à Gaza. Rien, insiste M. Macron. Tout commande au contraire d’y mettre un terme définitif. Maintenant, à défaut de l’avoir fait plus tôt, pour sauver des vies, les vies des otages israéliens encore détenus dans des conditions atroces, les vies de centaines de milliers de civils palestiniens accablés par la faim, la souffrance,...
