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Il n’y a pas d’ordre et la numération est infinie
S’agissant de la lave la réponse est puissance et milliards larmes d’eau
Puissante masse océane énergie de particules
La musique des sphères et soupe primordiale
Stèle de la contemplation surgissant des ici
Tout est lumière pour l’embrasure de l’œil
La fulgurance de l’azur les myriades
Les îles basaltiques absorbant l’eau des rêves
Stèle de la douleur au récit réceptacle
De globules explosés
Le noir écarlate pulsé des origines
Maintenant étale sur la mer un kéfié de pixels
Stèle de la consolation comme amer de marin
Inéluctablement s’éloigne d’une jetée de brume
La cloche des perdus sur des pavés de krill
Résonnent leurs silences
Les rêves se souviennent des passages
Mémoires déversées égrainant des sulfures de cuivre
Des roses de Damas et la légèreté de l’air
La joie d’être
Ces lignes tentent de dire comment se dressent les stèles
Six stèles congratulant la levée du soleil
Dans l’évanescence infinie des vents stellaires
Dans la septième adviendrait l’innommable
La rupture d’un dieu le non temps le non-lieu
Le renversement des archives du monde
Pour un non nommable néant
Tout à recommencer
Françoise Granier
* Poème inspiré par la Genèse et les papiers peints d’Hélène Brémond.
