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Nous étions nombreux, très nombreux ce lundi 1er septembre aux côtés de Fouzia son épouse, d’Assia, de Sabrina, de Feriel, ses filles et de leur famille. M. Najib Boukhatem, Consul d’Algérie à Montpellier honorait la cérémonie de sa présence.
A l’entrée du carré musulman du Complexe funéraire de Grammont à Montpellier, devant le cercueil recouvert du drapeau algérien, Omar Bessaoud qui présidait l’organisation de ces funérailles, donna la parole à Hamid Bouzerar du PADS (Parti algérien pour la démocratie et le socialisme, l’héritier du Parti communiste algérien), ancien secrétaire de Sadek Hadjeres et ancien administrateur du journal l’Humanité, qui lut la déclaration du PADS rendant hommage à Zoheir (lire ci-après). A la demande d’Omar, j’ai dit quelques mots pour évoquer les conditions dans lesquelles j’avais fait la connaissance de Zoheir, combien j’ai appris auprès de lui et l’affection que je lui porte ainsi qu’à sa famille. Denise Perles, l’épouse de Georges Perles lut l’hommage de son mari, et Omar, surmontant difficilement son émotion, évoqua son parcours, l’engagement du militant communiste, le directeur d’Alger républicain, la lucidité politique, le courage de Zoheir au service de la classe ouvrière et de sa patrie l’Algérie. Il rappela notamment que, licencié d’économie et affecté pendant son service militaire, en mars 1972, dans la région de Tiaret en qualité d’officier de la révolution agraire, « Il mena une lutte sans concession contre les grands propriétaires fonciers et résolument aux côtés des paysans pauvres et sans terre »
Une vibrante Internationale fut entonnée à l’issue des allocutions.
Un imam dit une prière et insista sur la tolérance qui, à l’opposé des caricatures, caractérise, nous dit-il, l’islam.
Kassaman chanté par toute l’assistance clôtura cette partie de la cérémonie, avant que le cercueil soit porté en terre.
« Sa disparition, déclarait le 29 août, le quotidien communiste français l’Humanité, sous la plume de Latifa Madani, a profondément attristé les milieux de la gauche algérienne dont il fut une des figures majeures. »
Notre camarade, notre ami Zoheir Bessa repose désormais au cimetière de Grammont à Montpellier où réside sa famille depuis l’attentat terroriste islamiste dont il avait été victime à Alger en 1995.
Bernard DESCHAMPS
1er septembre 2025
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