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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 21:21

 

 

EL-MOURADIA.jpgAlors qu’Algérie Express annonçait la rechute du Président Bouteflika et son hospitalisation à Genève, « information » complaisamment reprise par plusieurs médias français et notamment par Le Point, le Président de la République algérienne présidait le conseil des ministres pour la première fois depuis son accident de santé. Vous trouverez ci-après, l’essentiel du compte-rendu officiel et trois extraits de la presse algérienne  d'opinions différentes. B.D.

Le Soir d’Algérie

« Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a présidé hier une réunion du Conseil des ministres au cours de laquelle sept projets de textes législatifs ont été examinés et approuvés.

Il s'agit d'un projet de loi modifiant et complétant l’ordonnance n° 66-156 du 8 juin 1966 portant code pénal, d'un projet d’ordonnance modifiant et complétant l’ordonnance n° 05-06 du 23 août 2005 relative à la lutte contre la contrebande et d'un projet de loi de finances pour l’année 2014.

Le Conseil des ministres a également examiné et approuvé un projet de loi portant règlement budgétaire de l’exercice 2011, un projet de loi portant loi minière, un projet de loi relative aux activités et au marché du livre et un projet de loi relative à l’activité audiovisuelle. Le Conseil des ministres a, ensuite, examiné et approuvé un projet de décret présidentiel autorisant la souscription de l’Algérie à la seizième reconstitution des ressources de l’association internationale pour le développement. Il a, également, examiné et approuvé quatre projets de décrets présidentiels portant approbation de contrats et d’avenants pour la recherche et l’exploitation d’hydrocarbures. »

«Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika a présidé ce dimanche 23 Dhou El Kaada 1434 H, correspondant au 29 Septembre 2013, une réunion du Conseil des ministres.

« Le Conseil des Ministres a procédé à l’examen et l’approbation de sept projets de textes législatifs, à savoir :

Un projet de loi modifiant et complétant l’ordonnance n° 66-156 du 8 juin 1966 portant code pénal qui vise à mettre la législation nationale en conformité avec les engagements internationaux auxquels notre pays a souscrit dans le domaine de la lutte contre le phénomène de la criminalité qui affecte les enfants et la protection des droits des personnes en adaptant les dispositifs actuels de prévention de cette criminalité.

Un projet d’ordonnance modifiant et complétant l’ordonnance n° 05-06 du 23 août 2005 relative à la lutte contre la contrebande qui renforce l’arsenal juridique de la lutte contre la contrebande pour le rendre plus efficient dans la protection de l’économie nationale.

Un projet de loi de finances pour l’année 2014, qui consacre l’objectif de croissance économique estimé, pour 2014, à 4,5 %, ainsi que la maîtrise de l’inflation à un taux de 3,5 %, et vise le maintien des grands équilibres budgétaires et la poursuite de la dynamique de réalisation du programme présidentiel de développement économique dans le cadre d’une vision cohérente de la poursuite de la relance dans tous les domaines. Les dispositions législatives proposées s’inscrivent dans une démarche globale visant, entre autres, à encourager l’investissement, l’emploi des jeunes, la promotion de la production nationale, à réduire la pression fiscale, à poursuivre la simplification des procédures administratives et le soutien au logement et à encadrer l’investissement et le commerce extérieur.

La finalité est de poursuivre et renforcer les efforts en vue de répondre aux besoins des citoyens et notamment à leurs attentes les plus urgentes, à savoir : l’emploi et le logement. La démarche de développement entreprise s’appuie également sur la poursuite de la politique de solidarité nationale conformément aux valeurs de notre société. Intervenant sur ce dossier, Monsieur le Président de la République a rappelé qu’il attend de chacun des membres du Gouvernement davantage d’engagement pour conduire, dans les délais et les conditions de qualité requis, les projets de développements inscrits à l’indicatif de chaque secteur. Les opérations inscrites dans le plan quinquennal ne doivent pas être appréhendées comme de simples tâches d’allocation budgétaire ou des exercices de planification, il s’agit d’atteindre les objectifs de développement humain que nous nous sommes fixés.

Un projet de loi portant règlement budgétaire de l’exercice 2011 qui détermine, conformément à la législation en vigueur, les résultats de l’exécution des lois de finances initiale et complémentaire de l’exercice considéré et arrête les données comptables centralisées à cette fin au titre du mécanisme instauré pour le contrôle, à posteriori, de la conduite des opérations budgétaires.

Un projet de loi portant loi minière consistant en la refonte du dispositif actuel en vue de relancer la recherche minière et encourager les investissements afin d’en faire une source importante de création de richesses et d’emplois particulièrement dans les zones déshéritées en favorisant l’émergence de pôles de croissance et de production.

Un projet de loi relative aux activités et au marché du livre ayant pour objet de développer et d’encourager l’écriture, la production et la commercialisation du livre produit en Algérie et de favoriser sa promotion et sa distribution.

Un projet de loi relative à l’activité audiovisuelle pris en application des dispositions de la loi organique du 12 janvier 2012 relative à l’information qui a pour objet de consacrer, dans la pratique, conformément aux dispositions constitutionnelles, l’ouverture du champ audiovisuel national à l’initiative privée. Les nouvelles dispositions fixent les modalités, organisent les procédures de la création des services audiovisuels et définissent les missions d’une autorité de régulation de l’audiovisuel prévue pour encadrer l’activité du paysage audiovisuel national.

 

Le Conseil des Ministres a, ensuite, examiné et approuvé un projet de décret présidentiel autorisant la souscription de l’Algérie à la seizième reconstitution des ressources de l’association internationale pour le développement.

 

Le Conseil des Ministres a, également, examiné et approuvé quatre projets de décrets présidentiels portant approbation de contrats et d’avenants pour la recherche et l’exploitation d’hydrocarbures.

 

Le Conseil des Ministres a, en outre, entendu des communications portant sur la conclusion, sous la formule du gré à gré simple, de plusieurs projets de marchés publics relatifs à la réalisation d’infrastructures et d’équipements publics, qui ont toutes fait l’objet d’un débat.

 

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a instruit le Gouvernement de poursuivre les efforts de l’Etat en vue de renforcer la démarche de développement économique et social à travers la dynamisation de la réalisation des projets d’équipements, la stabilisation des cadres réglementaire et fiscal et le maintien des transferts sociaux. Il a également rappelé que le développement de notre sphère productive constitue un axe majeur, autour duquel, doivent s’inscrire l’ensemble des démarches sectorielles. L’agriculture est, dans cette démarche, un segment nodal pour lequel l’Etat a déjà consenti des efforts importants censés se traduire par des résultats tangibles en matière d’amélioration qualitative et quantitative de la production, à même d’assurer, la sécurité alimentaire du pays. »

El Watan

Pour sauver les apparences

« C’est le premier depuis le début de l’année en cours. Reporté à plusieurs reprises à cause de l’incapacité du président Bouteflika, le Conseil des ministres a pu enfin se tenir hier. In extremis. Un soupir de soulagement  pour le pouvoir ? Diktat de calendrier, le projet de loi de finances pour 2014 – c’est le point capital de cette réunion – est ainsi sauvé à la veille de l’expiration du délai légal pour l’adoption de ce texte, fixé au 30 septembre. Le Conseil des ministres l’a adopté, ainsi que six autres projets, y compris celui sur l’ouverture du secteur de l’audiovisuel au privé.

Mais cette réunion a, en tout cas, un double enjeu pour le président Bouteflika et son gouvernement. Il s’agit de mettre les formes en respectant d’abord la Constitution quant au processus d’adoption des lois. Le président Bouteflika, montré par la télévision assis sur une chaise au milieu du staff gouvernemental, était contraint de se «sacrifier» à cette obligation constitutionnelle. Car sans la tenue d’un Conseil des ministres, le blocage institutionnel serait total. Un cas flagrant d’incapacité du chef de l’Etat à assumer ses missions présidentielles. Ensuite, il fallait libérer ce projet de loi de finances qui fixe les budgets de fonctionnement et d’équipement de l’Etat.

S’il avait eu le choix de surseoir à la loi de finances complémentaire (LFC 2013), Abdelaziz Bouteflika n’a eu aucune autre option en ce qui concerne le projet de loi de finances 2014, quitte à faire une mise en scène comme celle diffusée hier dans les journaux télévisés de l’ENTV. Une mise en scène qui vise aussi et surtout à faire taire les rumeurs évoquant une nouvelle dégradation de l’état de santé du président Bouteflika qui reviennent avec insistance, notamment depuis le dernier report de la réunion annoncée du Conseil des ministres, mercredi dernier.

Mais l’objectif semble raté. Les images de la Télévision nationale ne rassurent pas pour autant sur l’état de santé de Abdelaziz Bouteflika. La photo de famille prise avec tout le staff gouvernemental montre un homme très affaibli, le regard perdu. Sa tentative de se mettre debout en s’appuyant sur sa chaise a été un exercice difficile. D’ailleurs, la scène a été censurée, privant du coup le téléspectateur de l’image qui montre le Président debout. La deuxième image montrée est celle de la réunion du Conseil. Là aussi, Abdelaziz Bouteflika ne faisait que des gestes lourds de la main droite.   

Quelles échéances politiques ?

A l’issue de la réunion qui n’a visiblement pas duré longtemps, le président Bouteflika, indique un communiqué de la Présidence, a donné des instructions à son gouvernement. Parmi celles-ci, il y en a une qui suscite des interrogations. Il s’agit de sa demande concernant la préparation «des échéances politiques». «Le président de la République a rappelé l’importance de prendre, d’ores et déjà, toutes les mesures et dispositions nécessaires afin de permettre à notre pays d’aborder, dans les meilleures conditions, les prochaines échéances politiques», précise le communiqué. «Notre ambition est grande, mais elle est à la mesure de l’Algérie et des aspirations de ses enfants. J’attends de chacun d’entre vous du travail, de l’engagement et de l’abnégation», a-t-il lancé aux membres du gouvernement. Outre la présidentielle prévue théoriquement en avril 2014, y aura-t-il, comme le laissent entendre certaines spéculations, une révision de la Constitution ?

Il s’agit en effet de savoir quelles sont les intentions secrètes du pouvoir sur la manière d’organiser la prochaine élection présidentielle. Bouteflika, faut-il le rappeler, semble être le maître du jeu en ce sens que tout le monde reste suspendu à sa volonté, non encore exprimée, de briguer ou pas un nouveau mandat. Tout comme il n’est pas précisé, par lui-même ou son entourage, s’il s’agit de proroger de deux années son mandat actuel en vue de lui épargner l’effort physique de la campagne électorale, dont il ne serait pas capable au vu de sa santé extrêmement fragile. Pour toutes ces raisons, le rendez-vous électoral de la présidentielle reste à ce jour un secret bien gardé. Tandis que les commentaires et les spéculations continuent de rythmer une vie politique plus que jamais plombée. »A l’issue de la réunion qui n’a visiblement pas duré longtemps, le président Bouteflika, indique un communiqué de la Présidence, a donné des instructions à son gouvernement. Parmi celles-ci, il y en a une qui suscite des interrogations. Il s’agit de sa demande concernant la préparation «des échéances politiques». «Le président de la République a rappelé l’importance de prendre, d’ores et déjà, toutes les mesures et dispositions nécessaires afin de permettre à notre pays d’aborder, dans les meilleures conditions, les prochaines échéances politiques», précise le communiqué. «Notre ambition est grande, mais elle est à la mesure de l’Algérie et des aspirations de ses enfants. J’attends de chacun d’entre vous du travail, de l’engagement et de l’abnégation», a-t-il lancé aux membres du gouvernement. Outre la présidentielle prévue théoriquement en avril 2014, y aura-t-il, comme le laissent entendre certaines spéculations, une révision de la Constitution ? »

L’expression

« La bulle des supputations a explosé et soulagement pour les milieux d'affaires, les acteurs économiques et les inconditionnels fort nombreux du Président Bouteflika! Le chef de l'Etat a tenu hier, un Conseil des ministres, le premier depuis le début de cette année 2013. Le dernier Conseil des ministres qu'a présidé M.Bouteflika remonte à décembre 2012 soit neuf mois. Au-delà de l'examen et l'approbation de sept projets de textes législatifs, cette rencontre ministérielle tant attendue a été une opportunité pour le chef de l'Etat d'adresser des messages aussi bien au peuple algérien qu'à la classe politique nationale à la veille d'une échéance déterminante que constitue l'élection présidentielle d'avril 2014. Il a souligné, lors de ce Conseil des ministres, l'importance de prendre toutes les dispositions nécessaires en vue d'aborder dans les meilleures conditions «les prochaines échéances politiques». Ainsi, de manière officieuse, il a presque convoqué le corps électoral quand il a rappelé «l'importance de prendre, d'ores et déjà, toutes les mesures et dispositions nécessaires afin de permettre à notre pays d'aborder, dans les meilleures conditions, les prochaines échéances politiques». La prochaine échéance électorale n'est autre que la présidentielle. Première certitude donc, elle ne sera pas reportée. Le chef de l'Etat assène un autre message: «Notre ambition est grande, mais elle est à la mesure de l'Algérie et des aspirations de ses enfants», a-t-il souligné avant de lancer à l'adresse des membres du gouvernement: «J'attends de chacun d'entre vous du travail, de l'engagement et de l'abnégation.» Voilà donc qui va donner matière à supputations pour une classe politique sevrée depuis des mois. Mais le Président Bouteflika ne s'est pas contenté de message à l'endroit de la classe politique, les citoyens ont eu droit au chapitre. La terminologie employée ne semble pas fortuite, puisque qu'on y trouve des termes clés comme «stabilité», «léguer un pays prospère», «futures générations» etc... «Grâce à de lourds sacrifices, l'Algérie est aujourd'hui forte de sa stabilité et de celle de ses institutions. Il nous incombe donc de redoubler d'efforts pour léguer à nos enfants un pays économiquement prospère et résolument tourné vers l'avenir», a souligné le chef de l'Etat qui a rappelé auparavant «la nécessité impérieuse pour toutes les institutions de la République, notamment le gouvernement, d'être en permanence à l'écoute de la société et de développer les canaux appropriés de dialogue et de concertation avec l'ensemble de ses composantes.» Conscient de la rudesse de cette tâche, M.Bouteflika a noté dans son message que «cette mission requiert obligatoirement une administration efficace et transparente basée sur un service public moderne et de qualité, débarrassée des nuisances de la bureaucratie». Il a également relevé que le citoyen «doit pouvoir compter sur l'agent public et lui faire confiance». Au sujet de la tripartite programmée pour le 10 octobre prochain, le président de la République a instruit le gouvernement à préparer «minutieusement la prochaine rencontre», car elle «sera consacrée à la dynamisation du développement économique national». Par ailleurs, le projet de loi de finances (PLF) pour l'année 2014 a été examiné et approuvé lors de ce Conseil des ministres. Le PLF 2014, qui prévoit une croissance de 4,5% (contre 5% en 2013) et une inflation à 3,5% (contre 4% en 2013),«vise le maintien des grands équilibres budgétaires et la poursuite de la dynamique de réalisation du programme présidentiel de développement économique...», a précisé un communiqué du Conseil. Les dispositions législatives proposées par le projet de texte s'inscrivent dans «une démarche globale visant, entre autres, à encourager l'investissement, l'emploi des jeunes, la promotion de la production nationale, réduire la pression fiscale, poursuivre la simplification des procédures administratives, le soutien au logement et continuer à encadrer l'investissement et le commerce», précise t-on de même source. »

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