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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 08:25

APN.jpgRévision de la Constitution: elle sera au Parlement en janvier 2015.

L'expression, quotidien algérien, par

Les parlementaires auront, donc, la chance de porter leur cachet sur l'un des plus importants projets de la vie politique du pays.

«Il n' y a pas de doute sur la création du poste de vice- président», assure notre interlocuteur qui a préféré garder l'anonymat.

Les choses se précisent. Le chantier de la révision de la Constitution va bientôt connaître son sort. Il serait fort probable au menu de la session parlementaire d'automne. «Le projet de la révision de la Constitution passera au Parlement après l'adoption de celui de la loi de finances 2015», a indiqué, à L'Expression, une source proche du sérail. Selon la même source, tout a été décidé pour entériner ce projet dans les délais prévus. «Les deux chambres du Parlement se réuniront en session au Palais des nations pour valider la nouvelle loi fondamentale du pays», a-t-elle confié.
Les parlementaires auront donc la chance de porter leur cachet sur l'un des plus importants projets de la vie politique du pays. Lancé en 2011 dans la foulée des révolutions qui ont marqué le printemps arabe, la confection d'une nouvelle Constitution reste la dernière pièce du puzzle. Avec son adoption, le chef de l'Etat aura ainsi tenu sa promesse en menant à bon port le processus des réformes. Ce projet a fait couler beaucoup d'encre, ces dernières années.
Aucune Constitution n'a suscité autant de polémique. Et ce n'est pas fini. La classe politique attend avec impatience la publication du rapport de la commission Ouyahia pour réagir. L'opposition qui a boycotté les consultations menées par le directeur de cabinet à la Présidence affûte ses armes en guise de représailles. Les partis de l'opposition qui siègent au Parlement ne vont pas rater l'occasion pour vider leur sac dès la publication du rapport de la commission Ouyahia.
Notre source avance que le rapport en question est au niveau de la Présidence et il fera l'objet d'une réunion du Conseil des ministres prochainement avant de le soumettre au Parlement. Ces propos écartent complètement la thèse d'un second round. «On ne peut pas encore retarder ce projet, cela fait partie des engagements pris par le président de la République», explique notre source, tout en précisant que trop de reports risquent de nuire à l'image du pays et de l'Etat. La revendication d'un deuxième round de concertations réclamée par plusieurs partis, notamment la formation TAJ de Ghoul, risque de ne pas avoir d'écho. Aiguisant ses propos, notre interlocuteur affirme que «le projet a fait l'objet de deux consultations depuis 2011 jusqu'à aujourd'hui». Il a rappelé que le directeur de cabinet à la Présidence, Ahmed Ouyahia, chargé de mener les consultations a tenu plus de 140 rencontres avec différentes parties de la société. Quant à l'opposition, il explique, que la balle était dans son camp. Malgré les appels incessants lancés par le pouvoir et ses relais, l'opposition n'a pas daigné participer. «Le gouvernement n'a rien à se reprocher», estime notre source, en rappelant l'engagement du directeur de cabinet à prendre en considération toutes les revendications et les propositions des partis, y compris l'opposition. Qu'apportera de nouveau cette Constitution? Notre source avance que le poste de vice-président est imminent. «Il n'y a pas de doute sur la création du poste de vice- président», assure notre interlocuteur qui a préféré garder l'anonymat. Selon lui, avec la conjoncture actuelle, marquée par la situation critique au niveau des frontières et les défis qui guettent notre pays et vu l'état de santé du président, la désignation d'un vice-président s'impose d'elle-même. Cette déclaration vient appuyer les propos du secrétaire général du parti majoritaire du FLN, Amar Saâdani qui avait annoncé que de grands changements seront annoncés prochainement. S'exprimant lors du renouvellement des commissions du FLN au niveau du Parlement récemment, Amar Saâdani a déclaré que «le président prévoit, dans la nouvelle Constitution, de concéder certaines de ses prérogatives au Parlement et au gouvernement». Ce qui traduit clairement la volonté du chef de l'Etat de désigner un vice-président qui s'occupera de la gestion des dossiers de l'Etat. Cette option sera une réponse directe aux partis de l'opposition qui appellent à l'application de l'article 88 de la Constitution. Enfin, il faut rappeler que parmi les réformes proposées figurent la séparation des pouvoirs exécutifs législatifs et judiciaires, la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux et l'officialisation de tamazight. Il reste de savoir si la nouvelle Constitution répondra à toutes les attentes des Algériens. Attendons pour voir!

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