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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 07:15

A-S.jpgJ’AI FAIT LA CONNAISSANCE DE MON ARRIERE PETITE-FILLE

J’ai fait la connaissance d’Anna-Sofia ou plutôt nous avons fait connaissance, car la découverte a été réciproque. Lorsque sa maman Annélie l’a déposée dans mes bras Anna-Sofia a ouvert ses yeux noirs qui m’ont dévisagé. Etonnant. Un regard curieux qui détaillait mon visage comme je détaillais le sien, y retrouvant des traits et des expressions fugitives de la maman et du papa. Les yeux et les cheveux noirs d’Adil, le nez et la bouche joliment ourlée, les traits fins d’Annélie. Une ébauche de sourire par instants…Moments très émouvants, car, bien que sachant que l’hérédité n’entre que pour une part minime dans la personnalité en formation d’un bébé, d’un enfant puis d’un adulte qui sera surtout le prolongement de l’alchimie des influences de la famille, des rencontres, de la société, je ressens malgré tout avec une intensité inouïe le lien qui m'unit au petit « être » qui vient de naître. 

 

a_005.jpgYEMA, LA MERE                                                                                                         

Si vous n’aviez pas vu le beau film de Djamila Sahraoui, Yema à Alès dans le cadre du 7e Panorama, ni regardé sa projection hier soir sur TV5 monde, ne manquez pas sa rediffusion le mardi 14 octobre à 14h. sur la même chaîne. Le film se déroule pendant la décennie noire en Kabylie, dans la montagne au sud du Djurdjura, au milieu des oliviers dans les environs de Tazmalt, une région que les Algériens du Gard originaires de la région d’Akbou connaissent bien. Les premières images s’ouvrent sur la douleur de Ouardia la mère (Yema) qui creuse la tombe de son fils Tarik officier de l’ANP tué par les terroristes, et les dernières images se ferment sur sa douleur de la perte de son deuxième fils Ali qui avait rejoint les maquis islamistes. Cette parabole, très dépouillée, dans un décor austère, est emblématique de la situation qui ensanglanta l’Algérie dans les années 90. La fracture traversait toute la société. Dans une même famille, certains étaient au maquis et d’autres dans l’armée ou la police. C’est le film de ce drame vécu intimement, pétri de violence et de douceur, entre vengeance et pardon. La mère partagée entre le rejet d'Ali qu’elle accuse d’être responsable de la mort de son frère et sa compassion quand il revient blessé. Et Ali lui-même oscillant entre brutalité et amour filial. L’ultime scène est un message d’espoir très caractéristique de l’Algérie d’aujourd’hui : Ouardia la mère porte dans ses bras l’enfant orphelin né dans le maquis. L’enfant, l’avenir…Ce film, qui n’est pas politique, nous aide cependant à mieux comprendre la politique de Réconciliation Nationale qui a ramené la Paix en Algérie. Qu’aurions-nous fait à leur place ?

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