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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 14:22

USINE-3.jpgConsensus pour un assouplissement de la règle 51/49.

"Comment faut-il interpréter cet article ? De quel consensus s'agit-il ? De celui des entreprises françaises présentes à cette rencontre ? Comme le souhait du quotidien et de ses financeurs ?  Ou comme une réelle volonté gouvernementale ? La déclaration du ministre algérien est plus nuancée, qui rappelle que la règle du 51/49%(1) n'a pas empêché les investissements étrangers. Pour sa part, le 5 juin dernier, devant l'APN (Assemblée Populaire Nationale), le Premier ministre Abdelmalek Sellal avait indiqué que certains secteurs non statégiques pourraient être épargnés." Bernard DESCHAMPS

(1) Règle qui oblige les investisseurs étrangers à ne détenir au maximum que 49% du capital d'une entreprise de droit algérien.

Liberté, quotidien algérien

 Par : Meziane Rabhi

"Le gouvernement semble disposé à assouplir cette mesure décriée par les partenaires de l’Algérie, tandis que le ministre français des Affaires étrangères affirme la disponibilité de son pays à aller avec l’Algérie “conquérir des marchés tiers”.


Le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, a laissé entendre, hier, devant le ministre français des Affaires étrangères et du Développement international, Laurent Fabius, que la règle 51/49, régissant l’investissement étranger en Algérie, pourrait être assouplie.
Dans son discours prononcé lors d’une rencontre regroupant les entreprises algériennes et françaises, organisée à la résidence d’État Djenane El-Mithaq (Alger), M. Bouchouareb a précisé que “cette mesure transitoire, prise dans un contexte de fragilité face à une crise mondiale aiguë, visait plus à protéger nos ressources financières qu’à assurer le contrôle sur les sociétés créées en partenariat”.
Le ministre de l’Industrie a indiqué que “c’est durant cette période que tous les projets en partenariat avec des sociétés étrangères leaders ont été concrétisés et l’ont été avec un dispositif d’aide exceptionnel. Les crédits d’investissement ont été octroyés à des taux d’intérêt quasi symboliques. Ce sont des projets structurants et à fort contenu technologique”.
Malgré ce bilan positif, le gouvernement semble disposer à assouplir cette mesure décriée par les partenaires de l’Algérie.
“Quand les causes qui ont amené la mise en place de ce dispositif seront levées, rien ne nous empêchera d’aller avec plus de souplesse, libérer ce qui doit être libéré, aller plus de l’avant avec nos partenaires”, a-t-il affirmé.
De son côté, le ministre français des Affaires étrangères a estimé que cette question relève de la souveraineté du gouvernement algérien. “C’est le gouvernement algérien qui décide des règles qui doivent s’appliquer sur son territoire et c’est au partenaire de s’adapter”, a-t-il dit.
“Le fait que, d’ores et déjà, nous avons beaucoup de partenariats montre que nous pouvons très bien travailler avec ça. Mais en même temps, il faudrait une certaine souplesse”, a ajouté M. Fabius.
Abdessalem Bouchouareb a plaidé pour un engagement, “avec détermination et confiance en l’avenir”, des entreprises françaises dans des secteurs inscrits dans le plan d’action du gouvernement.
Le ministre de l’Industrie a indiqué que des filières industrielles viables ont été identifiées, citant les filières structurantes à forte valeur ajoutée, les secteurs de valorisation des ressources humaines, les industries manufacturières et enfin le développement des énergies alternatives. “Nous savons que la France dispose d’une expérience incontestable en matière de développement des territoires et de la construction de filières industrielles dont nous souhaitons mettre les mécanismes d’échange et de concertation pour un bénéfice mutuel”, a suggéré M. Bouchouareb. Rappelant le programme de reconstruction de la base industrielle, le ministre a révélé que plus de 8 milliards d’euros sont mobilisés pour la mise à niveau et la modernisation de l’outil de production des entreprises publiques relevant du secteur de l’Industrie et le lancement de nouveaux projets. “Des projets porteurs avec des financements déjà mobilisés et les sites de leur localisation déjà réservés”, a-t-il précisé. De son côté, le ministre français des Affaires étrangères a affirmé que la France veut aller encore plus loin dans ses relations économiques, “déjà extrêmement denses”, avec l’Algérie. “L’objectif de la France est d’être et de demeurer le premier partenaire économique de l’Algérie, dans toutes ses dimensions, non seulement en matière d’échanges commerciaux, mais aussi d’investissements et de transferts des technologies de savoir-faire”, a-t-il indiqué. M. Fabius reconnaît que la France est confrontée à des concurrents, “parfois de taille”, qui développent leur présence sur le marché algérien. Mais pour lui, “l’Algérie n’est pas seulement un marché. C’est un partenaire”. “Notre objectif est d’avoir un partenariat d’égal à égal avec vous pour défendre ensemble nos emplois”, a-t-il ajouté, réaffirmant la disponibilité de la France à aller avec l’Algérie “conquérir des marchés tiers”.
La France veut, également, étendre le champ de la coopération économique dans les domaines où elle n’est pas ou peu présente, tels que le logement, le tourisme et l’agroalimentaire.

M. R.


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