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10 janvier 2020 5 10 /01 /janvier /2020 14:00

Alger républicain

15 décembre 2019

L'analyse du PADS (communiste). 

Le départ de Bouteflika n’a apporté aucune liberté démocratique. Bien au contraire. La répression et les intimidations touchent d’innombrables citoyens pour le simple fait de manifester, de critiquer ou de brocarder par une caricature mordante les gouvernants qui occupent le devant de la scène.

Quels que soient les résultats de cette comédie électorale, un pouvoir sans base électorale digne de ce nom se place dans une crise politique insoluble. Il ne pourra pas gouverner à moins d’opter pour une dictature ouverte ou fardée sous un paravent constitutionnel comme il semble en avoir fait le choix. Et de compléter ce choix par la recherche de soutiens extérieurs pour faire face à l’insubordination de la majorité de la population. Ces soutiens sont nécessairement combinés à des concessions de nature à apaiser la colère de franges de la bourgeoisie maintenues à l’écart des centres de décision et de partage des privilèges. Il va de soi que ces nouveaux arrangements entre possédants se trament sur le dos des masses laborieuses. En premier lieu aux dépens de la classe ouvrière, créatrice de la plus-value, vouée à être laminée par une nouvelle vague de réformes qui font consensus dans toutes les fractions de la bourgeoisie, au pouvoir ou dans l’opposition.

Dans tous les cas c’est la classe ouvrière et les couches prolétarisées qui payeront la facture de la réconciliation en cours entre exploiteurs et gros affairistes. C’est la sombre perspective que leur réservent ces rapaces si elles ne parviennent pas à s’organiser de façon indépendante en se dotant d’un parti révolutionnaire de classe. Et en impulsant la formation d’un front démocratique révolutionnaire de nature à faire avorter les plans concoctés pour mener à l’affrontement entre l’armée et le peuple. Cet affrontement est recherché par des forces impatientes d’instaurer un régime rompant une fois pour toutes avec les politiques sociales « populistes ». Islamistes sans barbe, habilement maquillés en modérés dépourvus d’emblème visible, mais tissant leur toile à travers tout le pays, séparatistes bornés ou travaillant main dans la main avec les Etats impérialistes qui les préparent à se manifester au moment jugé le plus propice, ces forces et des éléments fascisants nichés dans le régime manœuvrent pour créer le contexte favorable du point de vue de leurs intérêts et vision de classe à un tel affrontement.

Les compromis sociaux imposés par le rapport des forces sont vécus par la bourgeoisie comme une entrave à son obsession de s’enrichir de façon illimitée sans rien devoir concéder aux couches prolétariennes.

El Watan

3 janvier 2020

« Les forces du Pacte de l’alternative démocratique (PAD) comptent organiser, le 25 janvier, les «assises nationales de la démocratie» qui devront «regrouper tous ceux et celles qui agissent en faveur de l’alternative démocratique». [..]

L’objectif d’une telle initiative est de «consacrer les principes, valeurs et fondements d’un Etat de droit, civil, social et démocratique», a indiqué le PAD avant-hier dans un communiqué. Les partis politiques regroupés au sein du Pacte, à l’instar du FFS, RCD, MDS, UCP, PT et PST, ainsi que de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH)*, disent ne pas s’inscrire dans les «faux dialogues» et refusent, par conséquent, «de se laisser enfermer dans la démarche unilatérale du pouvoir». Cela veut-il dire que le PAD, en tant qu’entité, et les partis le composant, de façon individuelle, ne prendront pas part à un dialogue initié par la présidence de la République ?

En tout cas, il est clair que la démarche du pouvoir en place, qui évoque jusque-là un «amendement profond de la Constitution», comme signalé dimanche dernier par la présidence de la République à l’issue de la réunion du Conseil des ministres, ne va vraisemblablement pas être acceptée par le PAD qui plaide lui pour un processus constituant. «Face au défi qui engage l’avenir de l’Algérie, la tenue d’une conférence nationale en vue du changement radical du régime est un impératif de l’heure. Elle débattra des mécanismes et de la nature de la transition et du processus constituant qui sont une nécessité absolue pour la réappropriation de la souveraineté du peuple», indique-t-il dans son communiqué.

Si les assises de ce 25 janvier concernent ceux et celles qui se reconnaissent dans la plateforme du 26 juin, comme nous l’a expliqué Ouamer Saoudi, secrétaire national à la coordination du RCD, la conférence nationale que compte organiser le Pacte, et dont la date n’a pas encore été fixée, sera ouverte aux autres, c’est-à-dire sortir du cercle habituel, pour peu que les éventuels participants s’opposent à la feuille de route du régime. Ce sera une «conférence nationale de l’opposition» sans le pouvoir, précise-t-on. A cet effet, les partis regroupés au sein du PAD visent le plus large consensus possible au sein de l’opposition, pour ce qui est de la démarche à suivre. […]

Fethi Ghares est catégorique sur cette question. «Le MDS ne reconnaît pas le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune», nous a-t-il déclaré. »

* FFS, socialiste ; RCD, laïc ; MDS (gauche, ex-communiste) ; UCP, social-démocrate ; PT,  trotskiste ;  PST, social-démocrate ; Ligue Algérienne des Droits de l’Homme. 

 

Algérie Patriotique

3 janvier 2020

« Le FFS a rejeté l’offre de dialogue proposée par Abdelmadjid Tebboune. C’est ce qu’a indiqué le premier secrétaire du plus vieux parti de l’opposition dans un discours prononcé à Tizi Ouzou. «Le FFS n’acceptera jamais de s’inscrire dans un dialogue dont les tenants et les aboutissants sont forgés d’avance», a affirmé Hakim Belahcel, en ajoutant que son parti «ne validera pas un dialogue factice, aggravé par le maintien en détention arbitraire de plusieurs militants politiques et de leaders d’opinion […] Pour le FFS, la présidentielle du 12 décembre «a aggravé le décalage entre le peuple algérien et les tenants du pouvoir réel dans le pays», faisant que «la situation politique nationale est devenue de plus en plus dangereuse et compromettante pour l’avenir de notre nation».

ObservAlgérie

Kabylie : Les maires RCD refusent d'accrocher le portrait de Tebboune

 

Liberté

Main tendue de Tebboune pour un dialogue. Le PT pose ses préalables.

Pour le secrétariat permanent du bureau national du Parti des travailleurs, “aucune solution n’est envisageable sans au préalable libérer immédiatement et inconditionnellement Lakhdar Bouregâa, Louisa Hanoune, Karim Tabbou et tous les détenus d’opinion”. […] Pour le parti de Louisa Hanoune, qui est en prison depuis mai dernier, personne ne “peut croire que les élections du 12/12/2019 peuvent régler les questions fondamentales posées par les millions d’Algériennes et d’Algériens depuis maintenant dix mois”.|…] La formation politique ajoutera que “la seule solution” qui puisse permettre de répondre “favorablement aux aspirations de l’immense majorité du peuple algérien” c’est de “lui donner la parole à travers l’Assemblée nationale constituante souveraine qui définira la forme et le contenu des institutions à mettre en place, pour asseoir la souveraineté populaire sur les hydrocarbures et contrer toute ingérence étrangère”.

 

Algérie Echo

30 décembre 2019

Dans une conférence de presse organisée ce matin, le président du MSP (islamiste, ndlr), Abderezak Makri, a indiqué que son parti « sera une partie prenante du dialogue, car les exigences des 3 B (Bouteflika, Bedoui et Bensalah) auxquels a demandé le Hirak de partir ne sont plus en poste ». De ce fait, « des structures au sein du parti, vont commencer le travail cette semaine et « nous allons présenter nos propositions et nos idées » a-t-il indiqué.

Sélection effectuée par B.D.

(Photo, Le Matin DZ)

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