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2 août 2019 5 02 /08 /août /2019 07:00

Imprévisibles Cévennes

   Changeantes, mystérieuses. Aujourd’hui, la lumière ne pénètre pas le sous-bois et le sentier de Briontet est dans l’ombre.  Les roches noires, monstrueuses, dévalent la montagne. L’armée des chênes verts, immobile, est figée dans l’éternité. Les troncs morts dressent leurs bras vers le ciel, et, ici ou là, une branche de  pin laisse retomber ses aiguilles comme un rideau de larmes. Le mistral qui souffle en rafales accentue encore cette atmosphère tragique. Au détour du chemin, un rayon de soleil, nous adresse pourtant un timide sourire…

 

Soir d’été

   Les derniers rayons du soleil couchant enchantent la Tour de Peyre. Alentour, les pins qui couronnent la montagne se drapent d’or et les cigales habitent tout l’espace pour célébrer la chaleur de l’été. Les ombres sculptent les pierres sèches des murs qui soutiennent les faïsses  et magnifient l’art des artisans qui, dans les temps anciens, les ont assemblées.

 

Dérive totalitaire

   Après Zineb Redouane, après les centaines de blessés, dont certains très grièvement, le corps de Stève vient d’être retrouvé dans la Loire à Nantes. Dans quelles conditions, Stève qui ne savait pas nager, est-il tombé à l’eau ?  On ne connait pas, pour l’instant, l’enchaînement des faits, mais cette tragédie s’est produite à l’occasion d’une intervention musclée de la police qui a utilisé des gaz lacrymogènes. Le pouvoir macronien s’est empressé de dédouaner la police, ajoutant au crime le mensonge et passant sous silence les révélations de la presse locale sur le comportement connu du commissaire qui dirigeait les opérations. Législation répressive renforcée ; brutalité de la police ; mensonges d’Etat, le pouvoir macronien des banques mondialisées est résolu, pour préserver ses intérêts de classe, à faire barrage par tous les moyens aux mouvements populaires de contestation qui se développent.

    Dans la paix de ma montagne, que les tumultes du monde me paraissent lointains. Ne nous laissons pas abuser par ce calme trompeur. Réagissons !

 

Les Racines du ciel

    Cette expression empruntée à l’islam est le titre du roman de Romain Gary qui reçut le prix Goncourt en 1956. C’était au temps de la décolonisation, deux ans après le 1er novembre 1954 en Algérie. Est-ce un roman colonialiste comme l’écrivit alors l’Humanité ou le premier roman écologiste comme l’affirment les critiques d’aujourd’hui ? Rendez-vous dans quelques jours sur ce blog où je vous ferai part de ma lecture.

B.D.

02 août 2019

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commentaires

DESCHAMPS Bernard 18/08/2019 09:16

De Ali MOUZAOUI:Bonsoir, Bernard. Je viens de lire "imprévisibles Cévennes " avec plaisir. C'est beau et cela donne envie de revoir cette région pleine d'histoire.

DESCHAMPS Bernard 18/08/2019 09:18

Merci cher ami. Vous serez toujours le bienvenu. Quand pensez-vous venir dans le Gard, vous serez mon invité.

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