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18 juillet 2019 4 18 /07 /juillet /2019 07:11

L’évènement était planétaire. Un choc de titans sur le continent berceau de l’humanité et avenir du Monde. Les gazettes bruissaient de pronostics depuis des jours sur la finale de la Coupe Africaine des Nations, au point d’éclipser les Gilets jaunes et les avatars du macronisme.

Comme le fait remarquer Pierre Barbancey dans un bel article de l’Humanité, cette compétition « a toujours épousé les soubresauts politiques du continent ». Des combats pour les Indépendances – et de l’épopée de la Glorieuse équipe de foot du FLN – jusqu’à notre époque dominée par le capital financier mondialisé, le foot a toujours été la caisse de résonnance des luttes populaires. Les imposantes manifestations du vendredi en Algérie en sont une nouvelle illustration. Une jeunesse joyeuse, combative, enthousiaste y scande comme dans les stades : : One, two, free, viva l’Algeria !

Le pouvoir médiatique macronien n’est pas en reste qui attise les haines et sans attendre les résultats du match spécule déjà sur les exactions dont selon-lui vont se rendre coupables les supporters algériens.

J’attends avec impatience le coup d’envoi et, j’ai en cet instant, une pensée émue pour notre ami Mohamed Bouricha qui nous a quittés en décembre dernier et qui aurait tant aimé assister à cette finale. Mohamed, joueur de foot professionnel, avait quitté clandestinement le Gard en septembre 1960 pour rejoindre à Tunis l’équipe nationale ambassadrice  des combattants pour l’Indépendance de l’Algérie.

A quelques minutes du début de cette confrontation pacifique, les hymnes retentissent. Et comme chaque fois, je ressens un frisson en écoutant Kasaman.

Ca y est, c’est parti. Que le meilleur gagne, en espérant que ce sera l’Algérie ! 72 secondes plus tard Baghdad Bounedjah marque le premier but pour les Fennecs. Une balle improbable qui lobe le gardien sénégalais. Malgré le pressing de ces derniers, très offensifs, l’équipe d’Algérie, à la défense solide, résistera à tous les assauts avec une grosse frayeur quand l’arbitre sifflera un pénalty qui, après contrôle vidéo, sera annulé.

La libération enfin. L’Algérie remporte la Coupe Africaine des Nations, 29 ans après la victoire de 1990. Comme le déclarera leur capîtaine, les Fennecs se sont transcendés, portés par l’enthousiasme qui anime le peuple algérien dans ses manifestations du vendredi. Ce soir, n’en déplaise au MAK et à Gaïd Salah, le Peuple algérien dans sa diversité arabe, berbère et autres sera uni dans la rue pour fêter la victoire de son équipe. Une victoire annonciatrice d’autres succès.

Bernard DESCHAMPS

Vendredi soir , 18 juillet 2019

L’évènement était planétaire. Un choc de titans sur le continent berceau de l’humanité et avenir du Monde. Les gazettes bruissaient de pronostics depuis des jours sur la finale de la Coupe Africaine des Nations, au point d’éclipser les Gilets jaunes et les avatars du macronisme.

Comme le fait remarquer Pierre Barbancey dans un bel article de l’Humanité, cette compétition « a toujours épousé les soubresauts politiques du continent ». Des combats pour les Indépendances – et de l’épopée de la Glorieuse équipe de foot du FLN – jusqu’à notre époque dominée par le capital financier mondialisé, le foot a toujours été la caisse de résonnance des luttes populaires. Les imposantes manifestations du vendredi en Algérie en sont une nouvelle illustration. Une jeunesse joyeuse, combative, enthousiaste y scande comme dans les stades : : One, two, free, viva l’Algeria !

Le pouvoir médiatique macronien n’est pas en reste qui attise les haines et sans attendre les résultats du match spécule déjà sur les exactions dont selon-lui vont se rendre coupables les supporters algériens.

J’attends avec impatience le coup d’envoi et, j’ai en cet instant, une pensée émue pour notre ami Mohamed Bouricha qui nous a quittés en décembre dernier et qui aurait tant aimé assister à cette finale. Mohamed, joueur de foot professionnel, avait quitté clandestinement le Gard en septembre 1960 pour rejoindre à Tunis l’équipe nationale ambassadrice  des combattants pour l’Indépendance de l’Algérie.

A quelques minutes du début de cette confrontation pacifique, les hymnes retentissent. Et comme chaque fois, je ressens un frisson en écoutant Kasaman.

Ca y est, c’est parti. Que le meilleur gagne, en espérant que ce sera l’Algérie ! 72 secondes plus tard Baghdad Bounedjah marque le premier but pour les Fennecs. Une balle improbable qui lobe le gardien sénégalais. Malgré le pressing de ces derniers, très offensifs, l’équipe d’Algérie, à la défense solide, résistera à tous les assauts avec une grosse frayeur quand l’arbitre sifflera un pénalty qui, après contrôle vidéo, sera annulé.

La libération enfin. L’Algérie remporte la Coupe Africaine des Nations, 29 ans après la victoire de 1990. Comme le déclarera leur capîtaine, les Fennecs se sont transcendés, portés par l’enthousiasme qui anime le peuple algérien dans ses manifestations du vendredi. Ce soir, n’en déplaise au MAK et à Gaïd Salah, le Peuple algérien dans sa diversité arabe, berbère et autres sera uni dans la rue pour fêter la victoire de son équipe. Une victoire annonciatrice d’autres succès.

Bernard DESCHAMPS

Vendredi soir , 18 juillet 2019

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