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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 09:44

Al Rowwad

J’ai reçu hier un courriel très sympathique d’Abdelfattah Abusrour, le fondateur et directeur du Centre culturel Al Rowwad (Les pionniers) du camp de réfugiés palestiniens d’Aïda à Bethlehem, dont j’ai fait la connaissance mercredi à l’occasion d’une soirée organisée par France-Palestine-Solidarité , Nîmes.

Adlelfattah Abusrour nous avait exposé les objectifs et les initiatives de ce Centre culturel créé en 1998 dans le but de perpétuer la culture palestinienne que l’occupation israélienne veut faire disparaître. « Une belle Résistance pacifique contre la laideur de l’occupation et la violence » selon ses termes.

6 000 personnes sont regroupées dans ce camp dont les 2/3 ont moins de 18 ans. Al Rowwad a développé des activités artistiques diverses, théâtre, formations aux médias, histoire, etc. Il s’était également transformé en hôpital de campagne pendant l’Intifada. Le rêve de son directeur est de construire un théâtre dans le camp.

Très fréquenté, il s’efforce de faire vivre « une identité arabo-palestinienne ». Une « identité positive » selon l’expression d’Edouard Glissant. Une identité ouverte sur le Monde, sur les autres cultures. Soucieuse d’enrichissement mutuel.  A l’appui de cette affirmation Abdelfattah nous récita une longue tirade de Cyrano de Bergerac :

Chercher un protecteur puissant, prendre un patron,

Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc

Et s’en fait un tuteur en lui léchant l’écorce,

Grimper par ruse au lieu de s’élever par force ?

Non, merci.

N’écrire jamais rien qui de soi ne sortît,

Et modeste d’ailleurs, se dire : mon petit,

Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,

Si c’est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !

 

Tout un programme !

Nous avons tous été bluffés par le courage tranquille de cet animateur culturel militant et par son optimisme en dépit de la dureté du combat.

Al Rowwad a besoin de notre aide. En vue d’effectuer un versement, s’adresser à : p.chevalier1@free.fr

 

 

Briontet

J’ai pris samedi de bonne heure la draille qui monte à Briontet. Les feuilles des chênes-verts scintillaient sous les rayons du soleil levant. La lune n’était pas couchée et les pins hochaient la tête sous son regard biennveillant.

La végétation change vite en cette saison. Les gousses ont remplacé les fleurs des genêts. La floraison des ronces laisse présager une abondance de mûres et les châtaigniers arborent fièrement leur chevelure printanière.

Les rochers austères se mettent eux-aussi à l’unisson de l’allégresse générale que magnifie le pépiement des oiseaux. Et quand, au détour du chemin, surgit le Mont Brion resplendissant de clarté matinale, les idées noires s’envolent comme cette mouche insistante qui m’importunait.

Non, Mme Moussaoui !

Mme Moussaoui qui sait écrire est experte en demi-vérités. Dans l’Huma du 21 juin, elle écrit (page 4) à propos de l’Algérie: « Des fleurons ont été bradés, comme le complexe sidérurgique d’El Hadjar à Annaba (que j’ai visité en 2016, BD) qui a changé maintes fois de mains avant de tomber dans l’escarcelle de riches Emiratis. »

La réalité est la suivante. Cet important complexe sidérurgique a été réalisé par la Société nationale de sidérurgie (S.N.S. algérienne) avec l’aide technique et financière de l’U.R.S.S. et de la France et inauguré en 1969 sous la présidence de Houari Boumedienne.

En 1983, dans la frénésie de privatisations qui a suivi la mort du président Boumedienne, la SNS a été démantelée et ses différentes filiales sont devenues des entreprises indépendantes. La partie la plus importante, qui constituait le cœur du métier de SNS (dont le complexe d'El Hadjar), a été reprise par la société Sider.

En 2001, l’État algérien a cédé le complexe sidérurgique d’El Hadjar ainsi que les deux mines de l’Ouenza et de Bouhadjar à Ispat, ancêtre indien d’ArcelorMittal. Ispat détenait alors 70% des parts alors que les 30% restant revenaient à deux groupes publics : Sider et Ferphos.

En 2013, sous la présidence d’Abdelaziz Bouteflika, pour sauver l'unique complexe sidérurgique du pays employant 5000 personnes d'une cessation d'activité – victime de la gestion d’ArcelorMittal -  le gouvernement algérien en a repris le contrôle, le groupe public Sider augmentant sa participation  de 30% à 51% (conformément à la règle du 51/49 qui impose que la majorité du capital social soit algérienne) avec un plan d'investissement de 763 millions de dollars (565 millions d'euros).

23 juin 2019, une date historique

Hier, 23 juin, Naël, mon arrière-petit-fils a, pour la première fois, dit « papi »…

Bernard DESCHAMPS, 24 juin 2019

Naël, 15 mois.

Naël, 15 mois.

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