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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 11:07
LE PARADOXE HOLLANDE

"Après la glaciation des relations sous Sarkozy, tous les observateurs ont noté l’amitié réciproque manifestée par les Présidents Bouteflika et Hollande. La photo ci-contre en porte témoignage. Comment expliquer cette compréhension mutuelle entre François Hollande le va-t-en-guerre, en pointe en Côte d’Ivoire, au Mali, en Syrie, en Iran, et Abdelaziz Bouteflika qui a refusé de s’engager dans la croisade de l’OTAN contre la Libye, dans l’expédition française au Mali, qui désapprouve l’attitude des Occidentaux en Syrie et à l’égard de l’Iran et qui refuse l’implantation d’une base américaine de commandement sur son territoire. Un Président proche d’Israël et le Président d’une nation qui soutient le Peuple palestinien ? Plusieurs raisons, à mon sens, peuvent expliquer ce qui apparaît comme un paradoxe. La première est le réalisme. Dans le cadre d’une politique générale qui vise à tout faire pour favoriser les groupes industriels français (Loi Macron…), le MEDEF et le pouvoir socialiste considèrent que l’Algérie est une opportunité à saisir. Au-delà des campagnes récurrentes de calomnies, ils savent ce qu’il en est réellement de la situation de l’Algérie. C’est une grande nation de près de 40 millions d’habitants dont le niveau de vie s’est amélioré ces dernières années après le terrible traumatisme de la décennie noire. C’est donc un marché en expansion. C’est un pays qui, tout en conservant un important secteur nationalisé (certaines entreprises privatisées dans les années 80 ont été renationalisées), s’est converti à l’économie de marché et favorise l’implantation de sociétés étrangères sur son sol. La condition imposée par l’Algérie de conserver la majorité de 51% de leur capital qui, un temps fut un frein, est désormais acceptée par les entreprises étrangères. Enfin les institutions de l’Etat algérien sont solides comme elles l’ont démontré en surmontant la tragédie des années noires 80-90. L’Algérie est aujourd’hui un pays sûr, à mon sens le plus sûr du Maghreb, et l’expérience douloureuse acquise dans le combat contre AQMI est utile à la France. François Hollande est donc décidé à apurer le passé et, bien que cela soit encore insuffisant, il est le Président français qui est allé le plus loin dans la condamnation du colonialisme. Les arrière-pensées électorales ne sont pas non plus étrangères à son attitude. Dans sa reconquête de l’opinion publique française, il tient à adresser un signe positif aux quelque 4 millions de Franco-Algériens qui vivent en France (estimation du professeur Gilbert Meynier) et il connaît bien leur état d’esprit. Il sait l’affection qu’ils portent au Président Bouteflika en dépit des critiques portées par l’opposition algérienne qui reste très minoritaire. Je crois, en outre, qu’il aime l’Algérie, pour diverses raisons qui tiennent à son histoire familiale. Il a donc le feeling et les Algériens y sont sensibles. Cela va-t-il dans le sens des intérêts des Peuples algérien et français ? Oui, je le pense. Bien que les motivations soient égoïstes, il est infiniment positif que les relations économiques, culturelles, politiques se développent entre nos deux nations. Elles peuvent contribuer à l’essor de l’une et de l’autre si cette coopération est équitable donc mutuellement avantageuse. Les entreprises françaises implantées en Algérie emploient 140 000 personnes dans un pays où le chômage était dramatique et ces implantations les ont confortées face à leurs concurrents. Cette attitude de la France ne peut en outre que favoriser un climat de nature à faire reculer le racisme anti-algérien entretenu par les revanchards nostalgiques de l’Algérie française. Je me réjouis de ces perspectives nouvelles qui se singularisent dans un paysage politique français marqué par une politique droitière en rupture avec les engagements électoraux du candidat Hollande."

Bernard DESCHAMPS 16 juin 2015

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Saddok kebairi 18/06/2015 14:03

le pouvoir Algérien sous Bouteflika a bradé et continue de brader les richesses des générations futures Algériennes en faveur des entreprise française en contre partie, la France doit et le fait de soutenir le maintiens de bouteflika au pouvoir. c'est le "DEAL" pour le 4 mandat, la france a le ciel Algérien pour les avions Française et aussi Total pour l'exploration de gaz de chiste à ain salah et le pétrole à Adrar... C'est honteux pour la France de soutenir un pourvoir mafieux, voleur, non démocratique et illégitime en Algérie. L'Algérie a besoin d'un changement pacifique avec un pouvoir légitime désigné par le peuple par les urnes sans fraude comme ça été toujours depuis 1962. les relations algero-Française doivent être équilibrées pour les deux aussi. or ,avec un tel pouvoir corrompu et illégitime, les responsables Algériens continuent a volé l'argent du peuple et acheter de l'immobilier en France. que dire du président du FLN ....et aussi de Said boutef? l

BERNARD DESCHAMPS 17/06/2015 21:20

En Algérie, l’enfant bénéficie d’une attention particulière de la part des pouvoirs publics qui veillent à ce que celui-ci, jouissent des droits à l’éducation, la santé, aux loisirs et à l’épanouissement. Selon la législation algérienne, l’âge minimum pour l’admission d’un enfant au travail est de 16 ans.

C’est à ce même âge que l’obligation de scolarité prend fin. Cette protection juridique explique, à vrai dire le taux faible des enfants qui travaillent estimé, à 0,5%.

Les enquêtes de l’inspection du travail font ressortir que certains cas, sont relevés essentiellement en milieu familial dans les régions rurales, notamment dans le secteur de l’agriculture. En effet, le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, veille, via l’inspection générale du Travail à l’application des textes de loi en matière de respect de l’âge légal du travail ainsi que l’application des différents mécanismes et instruments légaux, mis en place par le législateur, dans le domaine de la prévention contre le travail des enfants. L’intérêt de l’Algérie pour la question transparaît, à vrai dire, dans les lois relatives au travail interdisant l’emploi des enfants âgés de moins de 16 ans exception faite pour les cas admis, dans le cadre des contrats d’apprentissage qui exigent une autorisation du tuteur légal.

Cette législation qui s’inspirent des traités internationaux portant sur la protection de l’enfant, va jusqu’à interdire le recours à des travailleurs mineurs dans des travaux dépassant leurs capacités, dangereux ou présentant un risque. La lutte, contre le travail des enfants en Algérie est soutenue aussi, par l’installation, d’une commission intersectorielle pour la prévention et la lutte contre le travail des enfants, composée de représentants de plusieurs départements ministériels ainsi que l’Union générale des travailleurs algériens. Aujourd’hui, la lutte contre ce fléau, est de plus en plus manifeste dans la feuille de route des décideurs qui s’attellent à mettre un terme à cette forme d’injustice, au niveau de certaines entreprises qui font fi des textes de loi, pourtant claires, en termes de travail des mineurs.









SOURCEelmoudjahid.com/ Informations confirmées par l'UNICEF

laurent 17/06/2015 16:27

encore un voyage (qui coute cher aux contribuables!!)nous exploitons selon tes chiffres 140000 personnes!!!combien d'enfants,??je pense que nous y allons (nos entreprises) pour y faire du fric!! combien allons nous en exploiter est polluer en leur faisant exploiter les gaz de chiste !!! pas de (rafales a placer???? amicales pensées

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